La section Seine-Maritime de l'Association Nationale des membres de l'Ordre National des Membres du Mérite à été a été fondée le 11 Février 1978  par le président fondateur Jean CHASSEIGNE -1978-1989.

L’ ordre national du Mérite , par Henri PAVIE

Dans l’esprit de nombreuses personnes les notions d’ordre et de médaille ont tendance à être confondues.

 

L’ordre est une société fermée, une « légion », au sein de laquelle sont accueillis ceux qui ont rendu des services incontestés à la communauté nationale. Les deux ordres nationaux français, la Légion d’honneur et l’ordre national du Mérite, sont placés sous l’autorité d’un Grand Maître, le président de la République, et nul ne peut y être admis qu’à l’issue d’une cérémonie d’initiation, le récipiendaire étant soumis à des règles strictes de discipline morale. La décoration qu’il est alors autorisé à porter n’est que l’insigne de son appartenance à l’ordre.

 

La médaille, au contraire, ne fait entrer son titulaire dans aucune communauté. Elle proclame seulement le lien qui l’unit à un événement au cours duquel il a assumé un rôle positif ou qu’il s’est distingué dans une circonstance particulière. Les deux premières sont la Croix de la Libération et la Médaille militaire. Il existe aussi de nombreuses médailles attestant la participation à diverses campagnes militaires. Les autres médailles sont en général attribuées par des institutions d’État, nationales ou locales (médailles du travail, médaille Jeunesse et sports et engagement associatif, médailles de reconnaissance, médailles communales, médaille du tourisme, mais également médailles du courage, du dévouement, de la famille, etc.) Elles expriment toutes la reconnaissance de la collectivité et sont toujours fort honorables.

 

Il existe actuellement six ordres officiels. Deux ordres nationaux, celui de la Légion d'honneur, créé en 1802, et celui du Mérite, créé en 1963, et quatre ordres ministériels, les Palmes académiques, créé en 1808, le Mérite agricole, en 1883, le Mérite maritime, en 1930 et les Arts et lettres, en 1957. Dans ces ordres, on est nommé (et non promu) chevalier (premier des trois grades), et successivement promu (et non plus nommé) aux grades d’officier et de commandeur. L’ordre national de la Légion d'honneur et l’ordre national du Mérite comportent en outre, l’un et l’autre, deux dignités au-delà des grades : celle de grand officier et de grand-croix. On dit alors que l’intéressé est élevé à la dignité de…

 

La tendance à l’inflation des contingents de la Légion d'honneur qui a naturellement suivi les deux guerres mondiales, a conduit le général de Gaulle à procéder à une réforme de la Légion d'honneur en 1962, et à créer l’ordre national du Mérite en 1963.

 

L’ordre ainsi créé était destiné à récompenser des mérites dont le caractère ne permettait pas (ou ne permettait pas encore) de relever de la Légion d'honneur. Il ne devait jamais être un obstacle définitif à l’accès à la Légion d'honneur, si la qualité des services rendus s’élevait ou si leur durée plus longue permettait de l’envisager. Il pouvait cependant constituer une récompense définitive et complète parachevant une carrière assortie de mérites distingués.

 

Il devait être plus largement distribué, atteindre plus aisément la province, recouvrir toutes les professions et tous les secteurs d’activité et constituer ainsi une reconnaissance des efforts accomplis avec distinction dans la vie professionnelle, la vie associative, le dévouement social, les services militaires, et maintenant le bénévolat.

 

L’ordre national du Mérite est universel : il accueille dans ses rangs des citoyens de tous les groupes sociaux et cette universalité le différencie fondamentalement de tel ou tel ordre de l’Ancien Régime, fondé sur l’appartenance religieuse ou sur la position sociale. Bien entendu, l’esprit de la réforme aurait été détourné si elle n’avait consisté qu’à ajouter une décoration supplémentaire à la gamme, aussi diverse que diffuse, des nombreuses distinctions qui existaient déjà. C’est pourquoi, furent supprimés la plupart des ordres spécialisés nés depuis le début du siècle, à l’exception des quatre mentionnés précédemment.

Les nominations et promotions, (en mai et novembre) sont faites, le plus souvent sur proposition des préfets, à proportion de contingents annuels fixés pour trois ans par décret du président de la République et répartis entre les ministres. Depuis 2007, les ministres établissent leurs propositions de manière à obtenir une parité globale entre hommes et femmes sur l’ensemble de la promotion.

 

Les effectifs nationaux des décorés dans l’ordre national du Mérite vivants sont d’environ

180 000 membres. Le décret du 19 janvier 2018 fixe les contingents annuels de croix de l’ONM pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020 (en forte réduction) :

 

ONM

Contingents civils

Contingents militaires

 

Grands-croix
Grands officiers
Commandeurs
Officiers
Chevaliers

4

8

106

538

2 544

2

6

70

380

1 342

 

 

                 

Leur décoration - décernée non seulement à titre individuel mais au plan social - crée aux compagnons la responsabilité de chercher efficacement ensemble une contribution pour une meilleure cohésion sociale. Le général de Gaulle a voulu, à travers l’ordre national du Mérite, affirmer deux grands principes de la VRépublique : égalité et solidarité.

 

L’ordre national du Mérite a été pensé et créé pour récompenser quantité de services, de mérites, de dévouements, manifestés dans une société moderne où l’État fait de plus en plus appel aux citoyens, à leur solidarité, à leurs efforts, vers l’intérêt général, dans tous les domaines de la vie économique, sociale, culturelle, comme dans les activités militaires susceptibles de permettre la défense du pays.

 

L’Association nationale des membres de l’ordre national du Mérite 

Entrer dans l’ordre national du Mérite n’est pas une fin en soi, c’est la raison pour laquelle l’Association nationale des membres de l’ordre national du Mérite a été constituée afin d’y rassembler ses membres, appelés « compagnons ».

 

Elle a repris le grand principe médiéval d’assistance mutuelle que se vouaient entre eux tous les chevaliers d’un même ordre. Sa première mission est donc naturellement l’entraide entre les compagnons dans la vie quotidienne.

 

Juridiquement indépendante de la Chancellerie, l’association lui est cependant associée par le lien le plus solide : le désir de servir les membres de l’ordre et les valeurs de notre République.

Un accent particulier est mis sur la promotion du civisme, de la citoyenneté et de la civilité, ainsi que sur le devoir de mémoire. Le prix du civisme pour la jeunesse de notre association est reconnu au plan national : la quasi-totalité des sections départementales s’attachent chaque année à distinguer des jeunes, pour une action qui les honore. Il s’inscrit dans le cadre de la devise de notre association :

« Honneur - Solidarité - Mémoire » et sa règle des « 3C » : Citoyenneté - Civisme - Civilité.

 

L’association réunit environ 35 000 membres, dans 120 sections, en France métropolitaine, outre-mer et à l’étranger.

 

Parmi les actions entreprises et soutenues par l’association, figurent les prix du Civisme et de l’Education citoyenne, décernés au niveau départemental, puis au niveau national.

 

 

La revue Le Mérite, paraissant quatre fois par an, se veut un instrument de cohésion de grande qualité, sur 68 pages alimentées essentiellement par les contributions des membres de l’association, qui rassemble des compétences diversifiées dans toutes les spécialités.